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Pas de divulgation obligatoire pour les personnes qui aident les réfugiés syriens
•  15 décembre 2015  

Une note de service a été envoyée à certains employés les informant que si un employé avait l’intention de faire du bénévolat auprès des réfugiés syriens ou de participer à leur accueil, la Société devait être mise au courant. La note de service indiquait que ceci s’appliquait aux employés qui avaient l’intention de consacrer du temps, des efforts et de l’argent à aider les réfugiés. 
 
La note de service expliquait que comme il s’agissait d’une nouvelle dont la région assurait la couverture en profondeur, toute personne qui y travaillait alors qu’elle était engagée dans l’aide aux nouveaux arrivants se trouvait dans une situation de conflit d’intérêts. 
 
Où est la limite ?
 
Comme l’a dit un membre : « Si je mets 10 $ dans le panier de bienvenue ou une écharpe que j’ai tricotée, est-ce que ça veut dire que je ne peux plus faire de reportage? » 
 
En d’autres termes, il n’y a aucune  justification pour imposer la déclaration obligatoire des dons ou de l’aide fournie. Les employés sont libres de se livrer à des activités extérieures en autant que cela n’a pas d’incidence négative sur leur travail. 
 
Il appartient à chaque membre de déterminer si son aide l’empêche de faire correctement son travail. Ce n’est que si un membre de la Guilde juge que l’aide apportée ou les dons  faits sont susceptibles de porter atteinte à son impartialité ou de donner l’impression d’une prise de parti pour une cause qu’il-elle devrait signaler un conflit d’intérêts. 
 
Si vous vous posez des questions au sujet de votre droit à prendre part à des activités en dehors de votre lieu de travail, nous vous recommandons de prendre conseil auprès du bureau de la Guilde en nous appelant. 
 
Nous continuerons à débattre de la question avec la haute direction de CBC/Radio-Canada.
 
Marc-Philippe Laurin
Président de la sous-section CBC/Radio-Canada de la Guilde