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Il est temps de nous ouvrir les portes!

Au cours des dix dernières années, les membres de la Guilde ont fait preuve d’une extraordinaire volonté de travailler de concert avec la direction, dans le but de trouver des solutions et de tout mettre en oeuvre afin que la Presse Canadienne puisse maintenir ses opérations. Nous avons fait de grands efforts afin d’établir une relation basée sur une confiance et une communication ouverte, qui s’étend au-delà de la table des négociations. Le travail que nous avons accompli en ce qui a trait au régime de retraite en est la preuve éloquente.

C’est pourquoi nous avons été des plus chagrinés et troublés par le manque total de communication don’t a récemment fait preuve la haute direction. Il y a quelque temps, on nous a refusé une rencontre avec la direction provisoire. Aussi, les négociations avec Pagemasters en vue d’obtenir une première convention collective ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre.

Le départ d’Eric Morrison est survenu de façon subite et inattendue — une annonce qui a soulevé davantage de questions qu’elle n’a apporté de réponses. Or, les membres veulent aller au fond des choses. Nous avons sollicité une rencontre avec le nouveau comité de direction provisoire (le STOC) afin d’obtenir l’heure juste, question de pouvoir transmettre les bons renseignements à nos membres. Malheureusement, notre demande fut rejetée. On a justifié ce refus en affirmant qu’il serait prématuré de se réunir « en l’absence de directives de la part du conseil » qui, lui, se réunira au début de juillet. Ainsi, la direction ne sera en mesure de nous rencontrer qu’entre le milieu et la fin de ce même mois.

Depuis janvier, une seule rencontre employeur/employés a eu lieu. Or, peu de renseignements ont pu être partagés lors de cette rencontre, étant donné que l’entente venait à peine d’être conclue. Depuis, on nous dit que la direction travaille à arrache-pied à la préparation de rapports visant à permettre aux nouveaux acquéreurs de mieux saisir la nature de notre secteur d’activité et, du même coup, elle a amorcé un examen stratégique de nos opérations. Les membres à Toronto sont bien conscients que des réunions ont lieu sur une base régulière.

Après plus de dix années où régnait une communication franche et ouverte avec notre employeur, il semble qu’on nous ait soudainement claqué la porte en plein visage. Entre-temps, les dirigeants de la Guilde un peu partout au pays affirment que les membres sont nerveux, et qu’il règne dans les bureaux une atmosphère d’incertitude et d’attente. Tous reconnaissent qu’un examen stratégique s’avère à la fois nécessaire et fort pertinent. Toutefois, nous ne pouvons que constater que l’incertitude généralisée, que le silence imposé par la haute direction ne fait qu’amplifier, laisse présager tout sauf un exercice productif.

Le personnel est certes conscient que l’entreprise se doit de favoriser une nouvelle direction et de générer des revenus. À preuve, celui-ci a fait d’importants sacrifices au cours des dernières années. Or, depuis quelques mois, nous faisons face à l’inconnu, et cela s’avère fort problématique.

Ce que nous souhaitons, c’est que les nouveaux propriétaires prendront la peine de nous rencontrer, de nous connaître et de reconnaître qu’à la Presse Canadienne, nous avons toujours fait partie des solutions, et non des problèmes.

Terry Pedwell
Président de la sous-section de la Presse Canadienne
Guilde canadienne des médias

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