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Les détails au sujet des propositions de la Guilde et de la direction de la PC

Voici les détails des propositions faites par la Guilde et par la direction de la Presse Canadienne à la table de négociations. Il s’agit ici de propositions seulement; rien n’a encore été accepté.

Les propositions de La Presse Canadienne :

– Une réduction de 10% de tous les salaires de base – OU – pas de réduction de salaire mais une réduction d’effectifs

– Un nouveau taux salarial, encore plus bas, pour les employés futurs du Groupe 3 (Reporter/Rédacteur/Photographe); l’échelle salariale serait de 40 782$ à 64 090$

– Partage de la plupart des primes d’assurance à raison de 65% par l’employeur et 35% par l’employé

– L’élimination des primes de quart pour le travail de soir, de nuit et de fin de semaine, des primes d’avancement temporaire, et de la rémunération double pour les employés des TI.

– Congé de maladie : les employés recevraient 70% de leur salaire de base jusqu’à concurrence de six mois

– Invalidité de longue durée : les employés paieraient 100% des primes (environ 90$ par mois)

– Les employés à temps partiel et temporaires n’auraient pas accès aux avantages sociaux

– Pension : annulation du plan de remboursement des contributions au régime de pension (c’est-à-dire que la compagnie ne rembourserait pas les millions de dollars que les employés lui ont prêtés), l’élimination du régime de participation aux bénéfices et des changements importants aux dispositions traitant de la retraite anticipée

Et les mises à pied ?

La compagnie a menacé des mises à pied si nous n’acceptons pas des concessions importantes de salaire, afin de réduire les coûts de la main-d’œuvre. Une réduction d’effectifs serait irresponsable et nuirait à la qualité des produits de la PC. La compagnie a toutefois le pouvoir unilatéral de décider de la taille de l’effectif. Accepter des concessions de salaire maintenant ne constitue pas une garantie qu’il n’y aura pas de coupures de postes maintenant ou à l’avenir; par contre, accepter des concessions assurerait que la direction n’hésiterait pas à en exiger encore plus à l’avenir.

Du côté de la Guilde, qu’est-ce qu’on propose?

– Une augmentation de salaire raisonnable – nous n’avons pas donné de chiffre précis

– Partage des primes pour la plupart des avantages sociaux à 75%/25%; nous sommes prêts à examiner les différents régimes afin de trouver des économies pour la compagnie et pour les employés

– Les primes de quart existent pour une raison – notamment pour compenser en quelque sorte les salaires de base qui sont déjà bas – mais nous sommes prêts à discuter des modalités d’application de ces primes

– Congés de maladie – une réduction échelonnée du salaire sur une période de six mois, de 100 pour cent jusqu’à 70 pour cent, après quoi le régime d’invalidité de longue durée s’applique

– Employés à temps partiel – aucun changement en ce qui concerne l’admissibilité aux avantages sociaux, et un engagement de l’employeur d’offrir un nombre garanti d’heures chaque semaine à chaque employé

– Employés temporaires – Un pourcentage en sus du salaire de base en lieu et place des avantages sociaux

– Pensions – nous sommes prêts à discuter de modalités pour aider la compagnie à rembourser les sommes dues aux employés – tout en reconnaissant le principe que les employés tiennent à recevoir leur argent, avec les intérêts

– L’affichage de tous les postes à l’échelle du pays.

La Presse Canadienne estime qu’il faut trouver des économies de l’ordre de plusieurs millions de dollars pour aider l’entreprise à devenir rentable. Même si on accepte cet argument – et cela dépend de l’interprétation qu’on fait du livre de comptes – nous ne sommes absolument pas d’accord que la Guilde doit assumer une part si importante, tandis que les propriétaires de la compagnie ne font rien.

Réduire nos salaires et éliminer tous les avantages qui découlent de la convention collective ne fait rien pour avancer nos intérêts. En fait, de tels gestes ne feraient que mettre encore plus de pression sur nos collègues travaillant à d’autres compagnies dans le secteur des médias, notamment le Star, le Globe & Mail et La Presse.

Nous comptons retourner à la table de négociation d’ici une dizaine de jours; nous comptons poursuivre nos efforts pour exiger que la compagnie revienne sur terre et qu’elle fasse des propositions qui mèneront à une entente équitable.

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