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Notre engagement et le processus des griefs de la Guilde

Notre engagement

Nous sommes attristés et perturbés par les récents reportages et révélations.

J’aimerais offrir ma profonde compassion à toutes les personnes touchées directement ou indirectement par les enjeux soulevés dans les nouvelles au cours de la dernière semaine. Les lieux de travail sont des communautés et notre communauté a été secouée.

J’entends de la part d’un bon nombre d’entre vous que les reportages dans les médias ont soulevé des souvenirs de souffrances et de comportements inappropriés. Je veux vous rassurer en vous disant que la Guilde prend très au sérieux toutes les plaintes de harcèlement sexuel, chaque plainte formelle faisant l’objet d’une enquête détaillée et compétente.

Au cours des années, on a travaillé pour mettre en œuvre des politiques contre le harcèlement à la Guilde et dans nos lieux de travail. En fait, la loi exige que les employeurs se dotent d’une politique contre le harcèlement.

Cependant, de tels processus fondés sur les plaintes pour rapporter les cas de harcèlement ou autres formes d’abus peuvent eux-mêmes être insuffisants. Des processus fortement individualisés n’aident pas nécessairement à régler les enjeux structurels et les silences qui peuvent permettre le harcèlement et les abus au départ.

Dans cette optique, la Guilde canadienne des médias s’engage à améliorer la manière dont nous procédons pour éradiquer les abus, y compris le harcèlement sexuel et personnel, dans nos lieux de travail. Les syndicats sont fondamentalement axés sur la solidarité et l’action collective parmi les travailleurs. Et la meilleure chance que nous avons de régler véritablement les abus est de travailler ensemble pour changer les cultures et les conditions qui favorisent ces abus.

Cela veut dire que nous devons nous demander des comptes, et demander des comptes à nos employeurs et à l’ensemble de la collectivité également.

Nous tenons nos engagements envers vous, et faisons notre possible pour appuyer un changement véritable dans nos lieux de travail. Veuillez vous joindre à ces efforts et penser à la façon dont vous et vos collègues pouvez aider.
carmel@cmg.ca (416) 591-5333.

 Le processus des griefs de la Guilde

La Guilde a pour politique de ne pas discuter publiquement des griefs concernant les membres du syndicat.

Cependant, il vaut la peine de comprendre le processus.

Lorsqu’un grief est déposé, c’est la déclaration par l’employé – ou dans le cas d’un grief déposé par le syndicat, la déclaration par le syndicat –  que la Convention collective a été violée.  Lors du dépôt du grief, il n’y a pas d’échange d’information entre le syndicat et l’employeur.

À CBC/Radio-Canada, les griefs sont traités dans le cadre de réunions du Comité des griefs durant lesquelles les représentants des deux parties présentent leurs positions respectives. Il y a peu ou pas de preuves matérielles ou verbales présentées à ces réunions

L’arbitrage obligatoire est une audience juridique, semblable à un procès mais moins formel, dans le cadre de laquelle les parties prêtent serment, les deux témoignages sont rendus et les preuves matérielles présentées.

Les griefs liés au congédiement sont traités au niveau du Comité national des griefs.  C’est après l’échange d’information à ce stade que les parties déterminent l’avenir du grief.

Plusieurs options sont possibles pour régler le grief : il peut être accueilli par l’employeur, retiré par le syndicat, mis en suspens en attendant plus de preuves ou de recherches, réglé sans admission de faute, ou porté en arbitrage obligatoire.

Il est important pour le syndicat de veiller à ce que le processus soit uniforme pour tous les membres puisque les droits d’un membre affectent ceux de l’ensemble des membres. La Guilde canadienne des médias prend au sérieux ses responsabilités dans ce processus.

Je vous demande votre patience et de la confiance pendant que le syndicat s’acquitte de ses responsabilités avec la sensibilité à laquelle s’attendent tous les membres, et tient également compte les enjeux de confidentialité de toutes les personnes concernées.

Carmel

Carmel smyth,
Présidente nationale, Guilde canadienne des médias

 

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