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Une analyse de l’offre patronale

Après une analyse plus profonde et après avoir eu des clarifications de la direction de la SRC/CBC, nous estimons que la dernière offre de la Société ne représente pas une offre sincère en ce qui concerne les enjeux majeurs. En fait, elle créerait une atmosphère beaucoup plus précaire au travail pour les employés: les employés actuels auraient moins de droits de retenir leur emploi dans le cas d’une réduction d’effectif, et la Société pourrait embaucher davantage d’employés à contrat.

Voici les détails:

LE STATUT D’EMPLOI
La direction ne s’engage pas envers la conservation de postes permanents et à temps plein. La direction tente de présenter sa proposition comme si c’était un « plafond » en ce qui concerne l’embauche à contrat. La proposition semble suggérer que le nombre de postes à contrat individuel pourrait augmenter de 180 à 560 à l’échéance de l’entente. Mais la réalité est bien pire que cela. En fait, la proposition ouvre la porte à l’embauche exclusive d’employés non-permanents à l’avenir. Il n’y a aucune limitation sur l’embauche de temporaires ni sur l’engagement de travailleurs « pour une période déterminée. » Et il n’y a aucune raison pour laquelle la Société embaucherait un type d’employé non-permanent au lieu d’un autre. La situation est même pire pour les employés temporaires. On pourrait les embaucher pour seulement une heure dans la journée et ils n’auraient jamais accès aux avantages sociaux.

PIGISTES
L’offre patronale est méprisante à l’endroit des pigistes. Les tarifs n’augmenteraient que de 2% dans les deux premières années de l’entente. On propose des majorations dérisoires pour le travail de pigistes vendu aux tierces parties.

MISES À PIED/RAPPEL AU TRAVAIL
L’offre patronale réduirait les droits de beaucoup d’employés au moment d’une réduction d’effectif. Elle insiste non seulement sur le principe de composantes (radio, télé, anglais, français, et administration), mais exige un haut niveau de qualification pour pouvoir se prévaloir de ses droits de supplantation, de redéploiement ou de rappel. Cette proposition arrive au moment même où la Société demande de ses employés de la polyvalence et l’intégration des composantes. De plus, la seule façon pour un employé de sauter d’une composante à l’autre serait d’avoir effectué le travail en question pendant au moins six mois au cours des douze mois précédents.

L’offre diminuerait aussi les droits des employés “protégés” et ne fournit aucun avantage supplémentaire aux employés qui perdent leur emploi à cause de changements technologiques, de l’impartition, de la vente de l’entreprise ou de l’introduction de nouvelles méthodes et pratiques de travail.

SALAIRES
Les personnes à l’emploi de la Société le jour de ratification recevraient une augmentation de 3% sur les échelles salariales à compter de cette date. La prochaine augmentation serait de 2% et entrerait en vigueur le 1er avril 2006. En d’autres mots, l’augmentation salariale pour les deux premières années serait de 3%. Nous estimons que 3% sur deux ans n’est pas raisonnable. La direction propose aussi des augmentations de 2,5% en 2007 et 2008.

De plus, les employés recevraient une somme forfaitaire de 3,5% de leur salaire de base, rétroactivement au 1er avril 2004. Mais les employés contractuels et temporaires qui ont quitté la Société avant le lock-out, ou mis à pied pendant le lock-out, ne toucheraient aucun paiement rétroactif.

Nous vous tiendrons au courant de tous les développements.

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