Le 1er mai marque la Journée internationale des travailleuses et travailleurs et commémore la lutte pour des conditions de travail justes — une lutte qui demeure aujourd’hui aussi pertinente qu’en 1886.
La Guilde canadienne des médias (GCM) est solidaire des travailleuses et travailleurs du monde entier. Nous reconnaissons l’importance de poursuivre la lutte pour l’équité et pour l’avenir du secteur des médias, alors que les technologies continuent de transformer la façon dont le travail est accompli.
Les résultats de notre sondage pancanadien, mené du 13 février au 2 mars 2026, révèlent que les travailleuses et travailleurs des médias sont fiers de leur travail et profondément engagés envers le service public, mais que les conditions dans lesquelles ils exercent leur métier ne sont pas à la hauteur.
La couverture de catastrophes naturelles, de conflits, de tragédies et de la souffrance humaine a des répercussions bien réelles sur les personnes qui en rendent compte. Celles et ceux qui sont sous les projecteurs sont également exposés à des menaces et à du harcèlement en ligne. Ainsi, 89 % des membres sondés indiquent avoir besoin de mesures de soutien en matière de santé, de sécurité et de bien-être psychologique.
Le financement instable et à court terme a fragilisé le secteur, qui dépend de plus en plus de postes temporaires au détriment d’emplois permanents offrant des salaires qui suivent le coût de la vie. 88 % des personnes sondées se disent préoccupées par la sécurité d’emploi et décrivent le secteur comme instable.
L’épuisement professionnel et l’insécurité d’emploi poussent certaines personnes à quitter le secteur.
Le recours au contenu généré par l’intelligence artificielle ne constitue pas une solution viable pour permettre au secteur de répondre aux attentes de la population canadienne. 90 % des personnes sondées souhaitent des protections à mesure que l’IA et les technologies transforment leur travail.
Alors que plusieurs de nos sous-sections amorceront des négociations cette année, nous vous invitons à échanger avec vos collègues et à les encourager à signer leur carte syndicale s’ils ne l’ont pas encore fait. De la salle de rédaction à la table de négociation, nous devons continuer à nous organiser, à faire entendre nos voix et à nous soutenir mutuellement.

Photo prise le 5 mars 2026 au siège social de la Guilde canadienne des médias (GCM) à Toronto.
De droite à gauche, rangée du haut : vice-présidente Faith Fundal, vice-présidente de la Sous-section de CBC/Radio-Canada Karina Roman, président de la Sous-section de TVO Colin Ellis, secrétaire-trésorier national Aloysius Wong, directrice des droits de la personne et de l’équité Sangeeta Patel, présidente de la Sous-section de CBC/Radio-Canada Naomi Robinson, président de la Sous-section d’APTN Dennis Rondeau
De droite à gauche, rangée du bas : directeur des enjeux francophones Lambert Garceau, présidente de la GCM Jane Robertson
Membres du CEN absents de la photo : directeur – travailleuses et travailleurs précaires Arman Aghbali, directeur – petites sous-sections Darren Gonsalves, président de la Sous-section d’Islington Printing Maurice Miller
3 mai 2026 – Journée mondiale de la liberté de la presse 2026 : Les conditions d’une presse libre
L’avenir de notre démocratie et de la souveraineté culturelle canadienne repose sur une presse libre, saine et diversifiée.
Aujourd’hui, ce travail est de plus en plus influencé par des forces extérieures aux salles de rédaction.
Des plateformes technologiques mondiales comme Google, Meta et Amazon exercent une influence considérable sur la manière dont l’information est diffusée et accessible au Canada. Ces entreprises, en grande partie basées aux États-Unis, agissent comme des gardiennes de l’information, tout en évoluant en dehors des cadres traditionnels qui ont historiquement soutenu le journalisme d’intérêt public au Canada.
L’essor rapide du contenu généré par l’intelligence artificielle ajoute un niveau de complexité supplémentaire. Si ces technologies peuvent appuyer le travail journalistique, elles soulèvent aussi d’importantes préoccupations quant à l’exactitude, à la responsabilité et à l’érosion de la confiance. En l’absence de normes claires et de protections adéquates, leur utilisation risque d’entraîner des pertes d’emplois, de dévaloriser le travail journalistique original et de contribuer à la propagation de la désinformation.
Une presse libre ne se résume pas à l’absence de censure. Elle repose sur :
• une propriété des médias indépendante et diversifiée
• des emplois stables et adéquatement soutenus en journalisme
• une transparence et une responsabilisation accrues des plateformes technologiques
• des protections garantissant que les nouvelles technologies viennent renforcer le travail journalistique humain plutôt que le remplacer
Pour les travailleuses et travailleurs des médias au Canada, ces enjeux façonnent chaque jour les conditions dans lesquelles le journalisme est produit.

La vice-présidente de la Sous-section de CBC/Radio-Canada Karina Roman a représenté la Guilde canadienne des médias (GCM) au déjeuner de la Journée mondiale de la liberté de la presse à Ottawa, où elle a été heureuse de participer à cette importante discussion au nom des membres de la Guilde.
Si vous souhaitez vous impliquer davantage dans les travaux du Comité sur la liberté de la presse de la Guilde, veuillez communiquer avec la présidente de la GCM, Jane Roberston (president@cmg.ca).
