Le 1er mai de chaque année, la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs souligne la lutte pour des conditions de travail justes, ancrées dans la justice, l’équité et la démocratie.
Cette date a été choisie en commémoration du massacre de Haymarket à Chicago. Le 1er mai 1886, la police a ouvert le feu sur des travailleurs en grève qui revendiquaient la journée de travail de huit heures. Cette revendication demeure aujourd’hui un symbole fort de l’expansion du mouvement ouvrier à la fin du XIXe siècle en Amérique du Nord et en Europe.
« À une époque où certains employeurs cherchent à affaiblir les syndicats, prétendant qu’ils ne sont plus pertinents, et où nous assistons à la perte d’emplois permanents syndiqués au profit de contrats précaires, nous devons faire preuve de solidarité. Les droits des travailleuses et des travailleurs sont des droits de la personne », déclare Annick Forest, présidente nationale de la Guilde canadienne des médias.
« Aujourd’hui, dans le secteur des médias, on constate encore du racisme, du sexisme et des écarts de rémunération pour les femmes journalistes. Les progrès rapides de l’intelligence artificielle contribuent à la désinformation et à la mésinformation, et l’automatisation menace les emplois si nous ne défendons pas nos droits en tant que personnes et en tant que travailleuses et travailleurs. »
La Guilde est solidaire des travailleurs du Monde entier qui savent que la lutte pour la dignité au travail n’est pas encore gagnée. Des salles de nouvelles à la table des négociations, nous devons poursuivre les efforts d’organisation, la dénonciation des violations de nos droits et la solidarité.
Vous voulez en savoir plus sur l’impact des syndicats sur la vie tel que nous la connaissons aujourd’hui ? Informez-vous au sujet des contributions de la grève du Syndicat des typographes de Toronto en 1872.
1872 : La lutte pour une semaine de travail plus courte | Canadian Labour Congress
