La Guilde canadienne des médias suit de près la nouvelle stratégie nationale sur l’intelligence artificielle (IA) récemment dévoilée.
L’annonce complète du gouvernement du Canada vient tout juste d’être rendue publique. Nous prendrons le temps de l’examiner attentivement avant de nous prononcer sur les mesures proposées.
Nous continuerons de défendre avec vigueur le principe selon lequel l’IA ne doit pas remplacer les travailleuses et les travailleurs. L’utilisation de l’IA générative en journalisme soulève de sérieuses préoccupations, puisqu’elle risque d’affaiblir la confiance du public envers le travail professionnel accompli par nos membres d’un océan à l’autre.
L’IA peut constituer un outil d’appui, mais la supervision humaine doit demeurer au cœur de tous les processus décisionnels. Des préoccupations subsistent également quant à la consommation d’énergie et d’eau associée aux centres de données. Par ailleurs, des questions demeurent concernant les sources de données utilisées pour entraîner certains grands modèles de langage, souvent dans un contexte où la transparence fait défaut.
Nous demandons au gouvernement du Canada de travailler de concert avec l’industrie des médias afin de veiller à ce que toute stratégie en matière d’IA soit centrée sur l’humain. Nous continuerons de revendiquer une rémunération juste pour le travail des créatrices, créateurs, travailleuses et travailleurs du secteur culturel et médiatique, ainsi que le droit de refuser que leurs œuvres ou leurs contenus servent à l’entraînement des systèmes d’IA.
Nous encourageons également le gouvernement à protéger les travailleurs canadiens en s’appuyant sur les lois actuelles en matière de droit d’auteur et à poursuivre ses efforts pour assurer la souveraineté des données canadiennes.
La Guilde suivra de près l’évolution des politiques et des stratégies liées à l’intelligence artificielle et continuera de défendre fermement les intérêts de ses membres.
En toute solidarité,
Jane Robertson
Présidente
La Guilde canadienne des médias
