Les travailleuses et travailleurs de l’Investigative Journalism Foundation (IJF) ont déposé une demande d’accréditation syndicale afin de se joindre à la Guilde canadienne des médias (GCM).
La Guilde a déposé la demande auprès du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) le jeudi 3 septembre, après que plus d’une douzaine d’employé·es ont signé une carte syndicale. Il s’agira d’une unité de négociation regroupant tout le personnel des équipes éditoriales, du développement et des technologies de cette entreprise de médias numériques. Établis partout au pays, ces travailleuses et travailleurs mettent leurs compétences et leur expertise au service du secteur des médias à l’échelle nationale.
« L’Investigative Journalism Foundation a été fondée avec la mission de renforcer la démocratie », ont déclaré les travailleuses et travailleurs dans leur déclaration de mission (voir le texte intégral ci-dessous).
« Nous sommes fier·ères d’annoncer que nous nous engageons à renforcer la démocratie et la transparence dans notre milieu de travail. […] Nous voulons contribuer à bâtir un environnement de travail qui demeure respectueux et équitable pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs à mesure que l’IJF poursuit sa croissance. »
La Guilde canadienne des médias représente des travailleuses et travailleurs des médias dans plusieurs organisations, dont APTN, Canada’s National Observer, VICE, BuzzFeed, La Presse Canadienne et CBC/Radio-Canada. La GCM est heureuse d’accueillir ces travailleuses et travailleurs des médias, qui se sont syndiqué·es avec l’appui des organisatrices et organisateurs de SCA Canada.
« Le journalisme d’enquête est essentiel pour demander des comptes aux personnes en position de pouvoir. Ces travailleuses et travailleurs jouent un rôle essentiel par les recherches qu’ils mènent, les données qu’ils recueillent et les histoires qu’ils racontent », a déclaré Jane Robertson, présidente nationale de la GCM. « Les travailleuses et travailleurs de l’IJF font preuve du même engagement envers leur métier en choisissant de se joindre à notre syndicat et d’apporter un changement durable au sein de leur propre organisation. »
La GCM attendra la décision du CCRI au cours des prochaines semaines, alors que nous nous préparons à accueillir les membres de l’IJF.
À propos de l’Investigative Journalism Foundation
L’Investigative Journalism Foundation (IJF) est une salle de rédaction indépendante à but non lucratif qui produit un journalisme d’intérêt public audacieux. Ses enquêtes portent sur les liens entre l’argent et le pouvoir dans la vie publique : d’où proviennent les fonds publics et comment ils sont dépensés, qui exerce une influence dans les coulisses du pouvoir et qui trahit la confiance du public.
À propos de la Guilde canadienne des médias
La Guilde canadienne des médias (GCM) est un syndicat démocratique représentant 6 000 travailleuses et travailleurs des médias au Canada. Nos membres travaillent à CBC/Radio-Canada, à La Presse Canadienne, chez Reuters, à l’Agence France-Presse (AFP), à TVO, à TFO, au Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN), à ZoomerMedia et à CKOI Radio Gatineau (Québec). Nous représentons également des travailleuses et travailleurs autonomes des médias.
Déclaration de mission des travailleuses et travailleurs de l’Investigative Journalism Foundation
L’Investigative Journalism Foundation a été fondée avec la mission de renforcer la démocratie. En tant que travailleuses et travailleurs des équipes éditoriales, des opérations et des technologies, nous avons bâti un média qui demande des comptes aux personnes en position de pouvoir et qui facilite le travail des citoyennes et citoyens ainsi que des autres journalistes qui souhaitent faire de même.
Nos enquêtes ont permis au public de voir ce qui se passe derrière des portes closes, en faisant la lumière sur des décisions prises dans les bureaux gouvernementaux et les salles de conseil d’administration. Nos bases de données ont permis à quiconque de suivre les flux d’argent et les réseaux d’influence en politique, tout en rendant accessibles au public des milliers de documents auparavant confidentiels.
Aujourd’hui, nous sommes fier·ères d’annoncer que nous nous engageons à renforcer la démocratie et la transparence dans notre milieu de travail. Les travailleuses et travailleurs de l’IJF ont choisi de se syndiquer.
L’un de nos principaux objectifs est de veiller à ce que notre organisme à but non lucratif puisse attirer et retenir les talents dont il a besoin pour demeurer compétitif. Nous voulons contribuer à bâtir un environnement de travail qui demeure respectueux et équitable pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs à mesure que l’IJF poursuit sa croissance. Cela inclut les stagiaires, les personnes en résidence, les universitaires et les autres personnes qui collaborent avec notre équipe et qui, autrement, n’auraient peut-être pas voix au chapitre.
Nous souhaitons mettre en place des normes et des procédures pour évaluer le rendement, aider les employé·es à progresser à partir d’une rétroaction constructive et, au besoin, mettre fin à un emploi de façon juste et équitable. Les employé·es devraient recevoir des indemnités de départ équitables ainsi que des motifs de congédiement clairs.
Cela signifie également veiller à ce que les normes soient appliquées de manière équitable et que les décisions concernant la dotation, les horaires et les attentes liées au rendement soient raisonnables et prises dans un esprit de collaboration. Par la négociation d’une convention collective, nous souhaitons établir des protocoles encadrant la modification ou l’ajout de responsabilités professionnelles, dans le respect des ententes existantes et avec un ajustement approprié de la rémunération.
Une convention collective peut nous aider à établir une chaîne de responsabilités claire dans l’ensemble de notre organisation afin que les priorités et les responsabilités soient communiquées ouvertement et qu’aucune personne ne détienne à elle seule le contrôle de toutes les décisions en matière de ressources humaines. Une communication claire entre les travailleuses et travailleurs et la direction, y compris des procédures encadrant l’encadrement éditorial et l’indépendance journalistique, contribuera à ce que chaque membre du personnel de l’IJF bénéficie d’un soutien égal et ait les moyens de faire son meilleur travail.
En donnant une plus grande voix aux travailleuses et travailleurs, nous sommes convaincu·es que l’ensemble du personnel de l’IJF sera encore davantage investi dans son travail et dans la réussite durable de notre organisation.
