La Guilde canadienne des médias et la CBC sont parvenues à un règlement au nom d’un groupe d’employés qui a travaillé la saison dernière à l’émission « The Gill Deacon Show », à CBC-TV. Le syndicat a appris à la mi-saison que la direction avait informé certains employés travaillant à l’émission quotidienne qu’ils étaient assujettis à l’horaire libre. Ces employés n’étaient donc pas rémunérés pour toutes leurs heures de travail et, de plus, n’ont pas reçu de prime pour leur travail le lundi de Pâques.
Après une journée de témoignage devant l’arbitre Gerald Charney, on est parvenu à un règlement dont on ne peut pas divulguer les détails. La première et seule intervenante, choisie par le syndicat, a expliqué de façon détaillée pourquoi les exigences quotidiennes de l’émission ne lui ont pas permis de choisir ses heures de travail, ses jours de travail et ses jours de repos, ce qui est d’ailleurs nécessaire pour qu’un employé soit à l’horaire libre en vertu de la convention collective entre la GCM et Radio-Canada.
Elle a également expliqué qu’elle et ses collègues ont systématiquement travaillé des heures supplémentaires afin de mettre l’émission en ondes. Cependant, ils se sont fait dire que les employés à horaire libre ne doivent pas rendre compte de leurs heures de travail auprès du service des ressources humaines. Par conséquent, les employés n’étaient pas rémunérés pour les heures travaillées au-delà de la semaine régulière de travail. Le témoin a dit qu’elle a travaillé en moyenne 47,5 heures par semaine mais qu’elle n’était rémunérée que pour 38,75 heures. On lui a donc refusé sa paie régulière ainsi qu’une prime pour ces heures additionnelles.
« Ces employés vulnérables, dont la plupart travaillaient à contrat sans la sécurité d’un emploi permanent, devaient fournir du travail bénévole à la CBC, » explique Glenn Gray, agent administratif de la GCM.
« Nous ne voulons pas que cela devienne la norme pour la production de la télévision à CBC », ajoute-t-il. « Seuls les employés peuvent mettre fin à de telle exploitation en communiquant avec leur syndicat au moment où ces abus se produisent. Nous devrions tous être reconnaissant envers ceux et celles qui se sont présentés pour lutter contre cette injustice »
Si vous avez des questions au sujet de vos conditions de travail, y compris votre paie, les conditions de votre embauche et votre horaire de travail, communiquez avec un représentant de la Guilde dans votre localité ou avec le bureau national de la Guilde (info@cmg.ca) au 1-800-465-4149 ou au 416-591-5333. Cliquez ici pour consulter des conseils à l’intention des nouveaux employés.
N.B : nous avons « réglé les griefs à la satisfaction mutuelle des parties sous toutes réserves » et le règlement « ne constitue pas un précédent dans aucune autre instance. »

