La tragédie humanitaire en cours à Gaza est bouleversante. Sans les journalistes héroïques qui vivent toujours sur place et couvrent les événements en temps réel, nous ne saurions mesurer l’ampleur de la famine ni le nombre de victimes civiles.
Depuis le début de la guerre, des douzaines de journalistes à Gaza ont perdu la vie — que ce soit en exerçant leur métier ou en tentant de se mettre à l’abri avec leur famille.
Au cours de la dernière semaine, le monde a été témoin de l’horreur de la situation grâce au travail essentiel des journalistes toujours sur place, malgré les alertes de plus en plus nombreuses concernant leur état de santé et celui de leurs proches. L’AFP, l’AP, Reuters et la BBC ont révélé les conditions de vie horribles de leurs pigistes dont certains sont trop affaiblis pour continuer à travailler.
Radio-Canada/CBC dépend elle aussi du travail de pigistes à Gaza, et la Guilde canadienne des médias (GCM) a reçu l’assurance de la direction que leur bien-être est une priorité. Les directions de l’information de CBC et de Radio-Canada ont d’ailleurs signé un appel en faveur de l’accès des médias indépendants au territoire.
Cette semaine, le gouvernement du Canada a annoncé une aide de 40 millions de dollars pour soutenir la population palestinienne de Gaza. Le monde a les yeux tournés vers la région grâce à ces journalistes intrépides qui continuent de nous montrer la réalité du terrain.
La Guilde canadienne des médias se joint aux autres organisations médiatiques, aux groupes humanitaires et au gouvernement fédéral pour demander au gouvernement israélien de redonner immédiatement aux journalistes internationaux l’accès complet et indépendant à la bande de Gaza afin que le monde puisse à nouveau être témoin de la situation sur place et de permettre l’acheminement urgent de nourriture et de matériel provenant d’organisations humanitaires dans la bande de Gaza.
Finalement, la Guilde appelle toutes les parties impliquées à cesser les hostilités et à mettre fin au traitement inhumain de la population dans la région.
* Cette communication a été ajustée pour fin de clarification.

